Santé : des employés craintifs au sujet de la mobilité

Santé : des employés craintifs au sujet de la mobilité

Marie-Josée Bérubé, secrétaire de l’exécutif APTS CISSSBSL et représentante syndicale du Kamouraska, en compagnie de Julie Déry-Lancop, conseillère syndicale APTS, secteur KRTB et Optilab, lors de la journée de sensibilisation tenue à l’hôpital Notre-Dame-de-Fatima.

Crédit photo : Maxime Paradis

Le personnel professionnel et technique en santé au Kamouraska (orthophonistes, travailleurs sociaux, psychologues, nutritionnistes, etc.) craint de devoir être plus mobile et travailler loin de chez eux. C’est du moins une demande de l’employeur qui ne fait pas l’unanimité dans les négociations syndicales.

Actuellement, le personnel est appelé à être rattaché au territoire dans anciens CSSS, soit par MRC. Avec la création du CISSS basé à Rimouski et la pénurie de personnel, l’employeur proposerait que les employés se déplacent un peu plus loin, par exemple être basé dans Kamouraska-Rivière-du-Loup, au lieu de juste Kamouraska.

C’est du moins ce que déplore l’APTS, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux qui en est au dernier droit des négociations avec le CISSS. Le point de la mobilité est l’élément le plus problématique aux yeux du syndicat.

« C’est épeurant quand tu dis, le matin, je me lève, je ne sais pas où je vais travailler. Et si je suis amenée à travailler plus loin, c’est à mes frais. Le jeune qui commence dans le réseau doit se dire : je ne suis pas certain que ça me tente de me promener tant que ça. » – Mélanie Bernier

« C’est épeurant quand tu dis, le matin, je me lève, je ne sais pas où je vais travailler. Et si je suis amenée à travailler plus loin, c’est à mes frais. Le jeune qui commence dans le réseau doit se dire : je ne suis pas certain que ça me tente de me promener tant que ça », dit Mélanie Bernier, de l’APTS.

Elle donne en exemple qu’une technologiste médicale au laboratoire de La Pocatière pourrait devoir être assignée à Rivière-du-Loup, selon ce que propose l’employeur.

« On comprend que c’est le service à la clientèle qui est important, mais les gens sont épuisés, parce qu’on est déjà en pénurie de main-d’œuvre. On leur demande en plus de se déplacer, ce qui va à l’encontre de la conciliation travail-famille », ajoute-t-elle. Pour le moment, le rayon de mobilité proposé serait de 50 kilomètres.

Mercredi, le syndicat a tenu une activité de mobilisation auprès de ses membres et de la population pour dénoncer tout spécialement cette idée d’augmenter la flexibilité et la mobilité du personnel.