Saint-Pacôme a fait son deuil du ski

Saint-Pacôme a fait son deuil du ski

Une centaine de personnes se sont réunies au Centre municipal de Saint-Pacôme pour se prononcer sur l’avenir du site de la Station plein air.

Crédit photo : Maxime Paradis

Les citoyens de Saint-Pacôme ne veulent plus du ski. Du moins, c’est ce qui ressort de la consultation publique réalisée le 14 mai dernier, en soirée. Devant les deux options présentées par le conseil municipal sur l’avenir du site de la Station plein air, les citoyens ont majoritairement rejeté la possibilité de vendre la montagne à un promoteur privé qui désirait la réopérer en centre de ski.

Il s’agit d’un dénouement inattendu pour le comité composé de conseillers municipaux qui s’est penché sur l’avenir du site de la Station plein air au cours des derniers mois. Même si celui-ci a présenté deux options à la population, dont une proposant de convertir le site de la Station plein air en un gigantesque parc municipal, le comité recommandait néanmoins d’aller explorer l’avenue de la vente de la Station avec le promoteur privé. « C’est une offre de dernière minute qui nous a été proposée il y a moins d’une semaine », de mentionner le maire, Robert Bérubé, lorsqu’il l’a présentée aux citoyens concernés réunis au Centre municipal.

« C’est une offre de dernière minute qui nous a été proposée il y a moins d’une semaine. » – Robert Bérubé

L’offre du promoteur, dont le nom n’a pas été mentionné, proposait d’acquérir les actifs de la Station plein air pour l’opérer de nouveau en centre de ski. Avec la vente du site, que la Municipalité évalue autour de 500 000 $, Saint-Pacôme aurait été en mesure de rembourser la dette de la Station plein air qui s’élève à 310 000 $ et qui doit être épongée sur 10 ans. L’idée n’a pas manqué de séduire quelques personnes dans la salle, mais dans l’ensemble, l’assistance est demeurée plutôt sceptique. Plusieurs ont questionné le maire à savoir comment le promoteur comptait rentabiliser les installations alors que le centre de ski n’a jamais fait ses frais par le passé. « Le promoteur n’était pas au courant de l’historique des dernières années. Nous lui avons parlé du rapport de M. Luc Chapdelaine dans lequel il est mentionné que la relance du ski est évaluée à 2,7 M$ et que des pertes annuelles sont prévues pour les cinq premières années d’opération. Il a été un peu refroidi par les chiffres », de reconnaître Robert Bérubé.

Parc de la Côte-des-Chats

Toutes les craintes soulevées entourant une vente éventuelle du site ont grandement contribué à rendre l’option d’aménagement d’un parc public au bas des pentes beaucoup plus intéressant. Ce projet implique notamment de déménager la patinoire, les terrains de soccer et de volleyball sur le site actuel de la Station plein air, de conserver la glissade et de relocaliser la bibliothèque municipale au 1er étage du chalet de la station. Selon le comité, l’ensemble du projet serait à coût nul et financé en partie par la vente du bâtiment de l’actuelle bibliothèque (environ 100 000 $) et le découpage du terrain de la patinoire en quatre terrains distincts d’une valeur de 17 000 $ pour de la construction résidentielle. « Pour nous, la réalisation de ce projet est conditionnelle à la vente de ces actifs. Il n’est plus question de faire du développement à la Côte-des-Chats à l’encre rouge », d’indiquer le conseiller Pierre Lachaîne qui a présenté cette option.

Malgré cette condition et quelques réserves émises quant à la relocalisation de la bibliothèque, la majorité des gens réunis ont voté en faveur de cette option.