Restructuration chez Desjardins : les administrateurs s’expliquent

Restructuration chez Desjardins : les administrateurs s’expliquent

Gérald Bourgault, directeur de la Caisse de l’Anse, Robert Lavoie, vice-président, Pierre Leclerc, président et Line Gagnon, directrice de la Caisse du Centre de Kamouraska, Jacques Lavoie, président de la Caisse de l’Anse.

Crédit photo : Maurice Gagnon

Les Caisses Desjardins du Centre de Kamouraska et de l’Anse de La Pocatière fermeront six de leurs succursales à compter du 5 mars prochain. Les guichets automatiques de Kamouraska, Mont-Carmel, Saint-Roch-des-Aulnaies et Rivière-Ouelle seront également retirés.

Ce n’est pas de gaité de cœur que les administrateurs disent avoir pris la décision de fermer des succursales. Ils comparent la situation à celle des paroisses devant fermer ou convertir leur église faute de gens qui la fréquente.

Selon eux, 95 % des transactions sont effectuées autrement que par l’entremise des comptoirs caissiers. Les gens utilisent bien plus le paiement direct, AccèsD et leur téléphone intelligent pour effectuer des transactions, disent-ils.

« Il y a des baisses d’achalandage au comptoir d’année en année », soutient le directeur général de la Caisse de l’Anse de La Pocatière, monsieur Gérald Bourgault. « Nous ne sommes pas les premiers à faire de tels changements », dit-il. En mai dernier, par exemple, quatre centres de services de Desjardins ont fermé leurs portes dans la région de L’Islet-Sud pour les mêmes raisons.

« Il y a des baisses d’achalandage au comptoir d’année en année. Nous ne sommes pas les premiers à faire de tels changements » – Gérald Bourgault.

La décision de retirer certains guichets automatiques repose elle aussi sur la baisse de l’achalandage, mais également, explique, Line Gagnon, directrice générale de la Caisse du Centre de Kamouraska, sur le fait qu’il faudra les remplacer au cours de l’année; les appareils en place ne répondant plus aux nouvelles technologies.

Selon monsieur Pierre Leclerc, le nouveau guichet automatique de Saint-Philippe-de-Néri sera déménagé dans le commerce de plomberie (ancien restaurant du coin) de façon à le rendre plus accessible.

Des moyens

Les représentants des Caisses Desjardins sont conscients que cette annonce faite en début de semaine dernière a créé un certain mécontentement au sein de la population.

Le président de la Caisse du Centre, Pierre Leclerc, reconnaît que c’est un deuil que les gens ont à faire. Toutefois, dit-il, des moyens seront mis en place pour appuyer les membres dans ce changement. Certains seront appelés personnellement.

Des rencontres d’information auront lieu dans chacune des municipalités, soit le 15 janvier à Saint-Denis et Sainte-Louise, le 16 janvier à Saint-André et Saint-Roch-des-Aulnaies, le 17 janvier à Kamouraska et Rivière-Ouelle, le 23 janvier à Saint-Philippe et le 24 janvier à Mont-Carmel.

Même si la disparition de la caisse populaire locale peut être vue comme une perte, il existe des solutions, selon Gérald Bourgault. Souvent, dit-il, les gens ont déjà à se déplacer pour aller à l’épicerie ou pour le travail. Ils pourront à ce moment effectuer un arrêt de plus à la caisse ou au guichet automatique le plus proche.

Les services auprès d’un conseiller financier se font sur rendez-vous et pourront se faire à domicile au besoin.

Pour Jacques Lavoie, président de la Caisse de l’Anse de La Pocatière, les jeunes ne sont pas les seuls à utiliser les cartes et les nouvelles technologies. Déjà, ajoute-t-il, la plupart des personnes âgées reçoivent leur chèque de retraite par dépôt direct. D’après lui, l’aspect sécurité n’est pas non plus à négliger. « Une personne âgée risque moins de se faire voler si elle transporte une carte plutôt qu’une importante somme en argent liquide », ajoute le président de la Caisse de l’Anse.

Pas de perte d’emplois

Selon les représentants des caisses, ces fermetures n’entraîneront aucune perte d’emplois. Certaines personnes devaient déjà partir à la retraite alors que les autres seront relocalisées.

Les bâtiments seront mis en vente. Pour des municipalités ou des bureaux de professionnels, ils peuvent représenter un atout important, selon monsieur Lavoie.