Prolongement d’Azur : un prix de consolation pour Bombardier selon Michel Forget

Prolongement d’Azur : un prix de consolation pour Bombardier selon Michel Forget

Michel Forget

Crédit photo : Maxime Paradis

Le candidat péquiste de Côte-du-Sud, Michel Forget, estime que le prolongement du contrat de renouvellement des voitures du métro de Montréal est un prix de consolation pour l’usine Bombardier de La Pocatière.

Michel Forget a fait cette déclaration lors de la présentation de ses engagements et ceux de son parti en matière de développement régional et d’agriculture, jeudi après-midi.

Rappelons que l’annonce du prolongement du contrat Azur s’est faite dans un contexte où Bombardier a échappé, quelques mois auparavant, le contrat du REM à Montréal, projet piloté par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). Les partis d’opposition avaient alors crié à l’absence de contenu québécois dans l’appel d’offres de la CDPQ pour expliquer ce revers de Bombardier.

Si son parti est porté au pouvoir le 1er octobre prochain, Michel Forget mentionne qu’un gouvernement du Parti québécois remettrait au cœur du mandat de la CDPQ le développement économique du Québec et de ses régions et qu’il exigerait également un contenu québécois de 25 % dans les projets d’infrastructures qu’elle portera.

De plus, il a rappelé que dans ce dossier, la Coalition avenir Québec avait voté à deux reprises en faveur de projets de loi autorisant la réalisation du REM, malgré l’absence de contenu québécois. « La CAQ a été complice des Libéraux sur ce coup-là », a-t-il ajouté.

Agriculture

Plaidant que son parti est le seul à bien représenter les régions, Michel Forget a martelé qu’un gouvernement péquiste n’accepterait aucune concession à propos de la gestion de l’offre dans le contexte de la renégociation de l’ALÉNA entre le Canada et les États-Unis. « Des concessions ont déjà été faites en ce qui a trait aux fromages québécois (NDLR : dans le traité de libre-échange avec l’Union européenne), dans le but de protéger le bœuf de l’Ouest. Le Québec sert trop souvent de monnaie d’échange [lors de négociations] », a-t-il mentionné.