Placotons… Qui se cache derrière Mon Kamouraska?

Placotons… Qui se cache derrière Mon Kamouraska?

Crédit photo : Photo tirée de Facebook.

Connaissez-vous la page Facebook ou le compte Instagram Mon Kamouraska? Si on combine les abonnés qui suivent cet amoureux de notre région sur ces deux médias sociaux, le chiffre avoisine les 3000 fans. Impressionnant quand on sait que leurs deux comptes sont actifs depuis seulement deux ans!

J’ai découvert Mon Kamouraska l’été dernier, en même temps que je me suis créé un compte Instagram. Je suis sur le tard, je sais… Dès que j’ai commencé à le suivre, j’ai vu qu’il était le petit bonheur de plusieurs de mes amis kamouraskois qui faisaient déjà usage du mot-clic #MonKamouraska depuis un certain temps lorsqu’ils partageaient leurs expériences de vie dans notre belle région. Même moi je m’y suis abandonné à l’inscrire à quelques reprises!

Ce petit mot-clic d’allure insignifiante, il a été apposé à 2392 publications sur Instagram en date du 20 février. Des publications autant réalisées par Mon Kamouraska que par le commun des mortels. On ne révolutionne pas le monde avec ça, me direz-vous, mais avouez qu’il est tout de même fascinant de constater comment un échantillon d’individus peut s’approprier quelque chose à la base d’aussi banal, qui ne bénéficie pourtant d’aucune structure ou organisation qui en fait la promotion de façon continue. Comment ce petit mot-clic a-t-il pu réussir à s’imposer de la sorte?

Qui est-il?

Fasciné par ce petit mouvement « underground » d’identification qui semble vouloir s’imposer par lui-même, j’ai cherché à savoir qui était derrière Mon Kamouraska pour mieux comprendre sa force fédératrice. J’ai fait une première approche par Instagram l’été dernier, qui est demeurée sans réponse de leur part. J’ai eu plus de chance par Facebook cette semaine, mais on m’a rapidement fait comprendre que ma demande d’entrevue resterait lettre morte.

Néanmoins, ce que j’ai quand même pu savoir en échangeant avec lui, c’est que même s’il parle au « je » et qu’il se définit toujours au masculin, il se conjugue en fait au pluriel. Déjà j’étais impressionné par l’énergie bénévole qu’une seule personne pouvait déployer à entretenir de façon aussi professionnelle ces deux comptes sur les médias sociaux, je dois vous avouer que je suis encore plus fasciné de constater qu’ils sont en fait plusieurs amoureux de la région à travailler bénévolement dans l’ombre à son rayonnement.

Élucider le mystère

Malheureusement, ma curiosité n’était toujours pas rassasiée. Parce qu’il n’y a rien de plus qui m’allume qu’un mystère à élucider – ça doit être une qualité journalistique? – je me suis mis à comparer le texte des publications de Mon Kamouraska avec celles réalisées par des organisations spécialisées en communications et médias sociaux de la région, accusant au passage un ami qui travaille dans ce domaine de me mener en bateau. À ma défense, je rappelle que c’était la pleine lune la semaine dernière. J’ai aussi regardé pratiquement toutes les photos pour voir si une Municipalité ressortait plus qu’une autre et ainsi faire un lien de provenance. J’ai même essayé de me convaincre qu’il y avait un lien entre leur signature visuelle et celles réalisées par d’autres graphistes du Kamouraska!

Devant mon impasse, je suis retourné voir leur description sur la page Facebook pour essayer de mieux saisir leur ADN : « MON KAMOURASKA pour la communauté du Kamouraska. Pour ceux qui y résident, ceux qui y ont déjà habité, de même que pour ceux qui l’ont simplement visité, MON KAMOURASKA fait la promotion d’entreprises locales, de services, d’activités, de produits et… de paysages. MON KAMOURASKA c’est chez nous, parce que c’est chez vous! »

Soudainement, le mystère s’est élucidé de lui-même. Peu importe qui se cache derrière Mon Kamouraska, s’il existe, c’est parce que vous et moi y contribuons à notre façon. Au final, il n’y a donc pas de « eux », mais seulement la somme de plusieurs « moi » qui mis tous ensemble font un gigantesque « nous. » Mon Kamouraska c’est donc ça. Un peu cliché comme conclusion me direz-vous? Peut-être, mais pas totalement faux non plus. De toute façon, avec le peu d’éléments que j’ai en mains, même Colombo n’aurait pas fait mieux!