La pénurie d’anesthésistes bientôt chose du passé au Kamouraska

La pénurie d’anesthésistes bientôt chose du passé au Kamouraska

Jean-François Courval, président de l’Association des anesthésiologistes du Québec.

Crédit photo : Courtoisie

La Fédération des médecins spécialistes du Québec et l’Association des anesthésiologistes du Québec ont annoncé avoir trouvé une solution pour régler les problèmes de ruptures de service, faute d’anesthésistes, dans plusieurs hôpitaux de la province, dont l’hôpital Notre-Dame-de-Fatima de La Pocatière.

Il s’agit d’un plan de remplacement sous forme de jumelage.

Des hôpitaux urbains, ou qui ne sont pas à risque, parraineront des hôpitaux de région où il y a un besoin. Les anesthésistes se relaieront pour offrir les services à l’hôpital parrainé pour une durée de trois ans, jusqu’en 2021, selon une entente renouvelable. Les médecins encourent des pénalités en cas de non-respect de leur engagement.

À partir du 22 juin, les découvertures médicales causées par le fait qu’il n’y a pas d’anesthésistes à La Pocatière seront donc chose du passé. C’est l’équipe de spécialistes de Sherbrooke qui parrainera l’hôpital de La Pocatière. Cette forme de parrainage devrait permettre d’éviter toute rupture de services dans les centres hospitaliers visés.

Les quatre premiers jumelages commenceront cet été dans le Bas-Saint-Laurent. S’ajouteront ensuite sept autres hôpitaux puis, d’ici un an et demi, les 22 centres à risques seraient couverts.

« Je ne suis pas au courant d’un autre endroit au monde qui a une entente comme cela, où des groupes de médecins collaborent comme ça, ça n’existe pas », a soulevé le Dr Jean-François Courval, président del’ Association des anesthésiologistes du Québec.

Le recrutement en région sera aussi facilité. Actuellement, certains hésitent parce qu’ils ne peuvent pas prendre des vacances facilement, étant seuls ou seulement deux, et parce qu’ils ne font pas face à des cas complexes. Dorénavant, ils pourront aller se faire la main au besoin dans leur centre parrain et auront aussi accès à des périodes de vacances qui peuvent être planifiées ou à des congrès.

« On leur donne 12 semaines, garanties. C’est gagnant pour tout le monde », ajoute Jean-François Courval. « On vient de rendre toutes les régions attrayantes. »

L’entente concerne d’abord des hôpitaux du Bas-Saint-Laurent (Matane, Sainte-Anne-des-Monts, La Pocatière et Amqui), puis de l’Abitibi-Témiscamingue (Ville-Marie), les Îles-de-la-Madeleine (Archipel), Saguenay-Lac-Saint-Jean (Dolbeau-Mistassini), Laurentides (Mont-Laurier), Estrie (CSSS du Granit), Maurice-et-Centre-du-Québec (CSSS du Haut-Saint-Maurice et la Baie-James, Centre de santé de Chibougamau).

L’entente entre la Fédération des médecins spécialistes du Québec intervenue en février a permis de faire débloquer la mise en place de ce plan.