Le patrimoine des chapelles dans L’Islet-Kamouraska

Le patrimoine des chapelles dans L’Islet-Kamouraska

La chapelle de procession à L’Islet vers 1925.

Crédit photo : Archives de la Côte-du-Sud et du collège Sainte-Anne.

Sur la Côte-du-Sud, les chapelles de procession se font discrètes en bordure des routes. Il faut ralentir pour les débusquer dans certains villages. Il faut dire que plusieurs d’entre elles ont disparu depuis leur apparition dans le paysage au début des années 1730.

Yves Hébert

Une douzaine d’entre elles ont résisté au temps dans Kamouraska-L’Islet. La plus ancienne est celle de Saint-Roch-des-Aulnaies, consacrée à Notre-Dame-de-Lourdes. Construite vers 1792, elle est utilisée pour des rassemblements et comme reposoir lors de processions religieuses. Classé comme bien patrimonial, celle-ci se retrouve à l’est de la paroisse et symbolise l’une des frontières du village,

La chapelle des Marins à L’Islet est la deuxième plus ancienne dans la région. Érigée en 1835, elle est d’abord une chapelle de procession avant d’être dédiée aux marins et aux navigateurs de la paroisse une centaine d’années plus tard. Celle de Saint-Saint-Jean-Port-Joli, construite en 1890, est utilisée à d’autres fins depuis une douzaine d’années. On trouve encore aujourd’hui une chapelle de procession à Saint-Eugène, laquelle a été érigée en 1894. Il faut être attentif pour débusquer une chapelle privée à proximité de la rivière Trois-Saumons à Saint-Jean-Port-Joli. Dédiée à Sainte-Anne, celle-ci a été construite en 1919 par Attala Bourgault et elle possède le statut d’oratoire public. Le 26 juillet de chaque année, lors de la fête de Sainte-Anne, un groupe de paroissiens s’y retrouvent. Mais on n’y célébrera jamais la messe le dimanche.

La chapelle protestante de Pinguet, à Sainte-Damase (1904), n’est pas dédiée aux processions, mais bien au culte de l’Église Unie. Celles de Rivière-Ouelle et de Saint-Denis-De La Bouteillerie ont longtemps servi au culte avant d’être désacralisées. La chapelle privée de la maison de l’homme d’affaires et industriel Charles-Alfred Roy dit Desjardins à Saint-André-de-Kamouraska pique la curiosité. Attenante à sa résidence, celle-ci fut harmonieusement intégrée à l’architecture depuis les années 1920. On y aurait célébré des messes durant plusieurs années.