OBAKIR en guerre contre la berce du Caucase

OBAKIR en guerre contre la berce du Caucase

Groupe de travailleurs devant une colonie de berce du Caucase à éradiquer.

Crédit photo : Courtoisie OBAKIR

L’Organisme de bassins versants de Kamouraska, L’Islet et Rivière-du-Loup (OBAKIR) continuera son travail cette année afin d’éradiquer la berce du Caucase. L’été dernier seulement, OBAKIR est intervenu dans les municipalités de L’Islet dont elle est responsable, ainsi qu’au Kamouraska, pour mettre un terme à la propagation de cette plante envahissante provenant du sud-ouest de l’Asie.

Carte illustrant les présences de la berce du Caucase dans les municipalités de Tourville et Sainte-Perpétue

Envahissante et dangereuse, la berce du Caucase est une vraie plaie pour la biodiversité locale et l’être humain. Un plant pouvant produire jusqu’à 20 000 graines, celles-ci se propagent aisément par le vent, les oiseaux, les cours d’eau ou même par le simple passage des véhicules hors routes.

Comme elle croît rapidement, la berce forme également des colonies denses qui empêchent d’autres espèces végétales de pousser. De plus, au simple contact de sa sève, elle peut causer des lésions importantes chez l’être humain, ce qui fait d’elle un véritable danger pour la santé publique.

Selon Véronique Dumouchel, directrice générale d’OBAKIR, c’est les échanges entre horticulteurs amateurs qui seraient à l’origine de la propagation de la plante au Québec. « On l’a introduite pour ses valeurs horticoles. C’est une plante très impressionnante par sa hauteur », indique-t-elle.

« Les petites colonies peuvent facilement être éradiquées manuellement. Par contre, nous avons des cas, au Kamouraska entre autres, qui vont nécessiter une lutte chimique localisée. Ce n’est pas ce que nous préconisons, mais parfois l’arrachage manuel est impossible. » – Véronique Dumouchel

Lutte intensifiée

Grâce au projet Offensive régionale de lutte à la berce du Caucase en Chaudière-Appalaches, OBAKIR a pu intensifier la lutte à cet indésirable dans les municipalités de Saint-Damase, Tourville et Sainte-Perpétue, l’été dernier. Le financement de ce projet doit se poursuivre jusqu’en 2021. Au Kamouraska, des interventions ont aussi été réalisées par OBAKIR. Toutefois, le financement provenait de la MRC et du Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent.

Dans les deux MRC, l’opération a permis de s’attaquer à des colonies présentes à Sainte-Perpétue, Tourville, Saint-Bruno et Saint-Gabriel. Tout dépendant l’étendue de celles-ci, la méthode d’intervention différait. « Les petites colonies peuvent facilement être éradiquées manuellement. Par contre, nous avons des cas, au Kamouraska entre autres, qui vont nécessiter une lutte chimique localisée. Ce n’est pas ce que nous préconisons, mais parfois l’arrachage manuel est impossible », d’expliquer Véronique Dumouchel.

La bonne nouvelle : avec un suivi régulier, il serait possible de venir à bout d’une colonie de berces du Caucase en quelques années à peine. « C’est le point encourageant si on compare avec d’autres espèces envahissantes comme le roseau commun ou le phragmite », précise-t-elle.

OBAKIR prévoit reprendre sa lutte contre la berce du Caucase en juin prochain et faire un suivi des colonies connues deux à trois fois durant l’été. Avec la collaboration des intervenants municipaux et de la population dans l’identification et le contrôle de l’expansion de la berce du Caucase, OBAKIR a bon espoir de cibler toutes les colonies existantes d’ici 2021, dans la portion l’isletoise de son territoire.