Ils mettent leur retraite en veilleuse pour retourner souder chez Bombardier

Ils mettent leur retraite en veilleuse pour retourner souder chez Bombardier

Des soudeurs à l’œuvre chez Bombardier Transport.Courtoisie Bombardier Transport, usine de La Pocatière.

Crédit photo : Courtoisie Bombardier Transport, usine de La Pocatière.

Cinq soudeurs retraités de l’usine Bombardier à La Pocatière ont accepté de mettre leur retraite en veilleuse, le temps de retourner travailler quelques mois pour leur ancien employeur. Cette solution mise de l’avant par Bombardier vise à contrer la pénurie de main-d’œuvre que l’entreprise rencontre dans le domaine de la soudure.

Les soudeurs se font rares au Québec et Bombardier n’est pas la seule entreprise manufacturière à se les arracher. Récemment, l’usine de La Pocatière était à la recherche d’une vingtaine de soudeurs additionnels afin d’être en mesure de respecter ses délais de livraison sur les pièces. Une des solutions avancées a été de rappeler des soudeurs retraités. Cinq ont répondu à l’appel. « On l’avait déjà fait pour nos emplois de bureaux, mais c’est la première fois qu’on le fait avec des soudeurs », de préciser Yvan Pelletier, directeur des ressources humaines pour les opérations à l’usine Bombardier de La Pocatière.

« C’est des gens qui étaient en mesure de reprendre le travail rapidement et qui pourront partager leur expérience et effectuer un transfert de connaissances auprès de notre relève de soudeurs. En plus, ce sont des gens qui sont demeurés très attachés à Bombardier et qui sont très fiers de tout ce qui est réalisé ici. Ils sont très heureux d’être de retour et nous sommes chanceux de pouvoir compter sur eux. » – Yvan Pelletier

Ces cinq retraités ont donc été réembauchés, à temps plein pour la plupart, pour une courte période de quatre à six mois. Selon Yvan Pelletier, leur retraite avait été prise au cours des trois dernières années et ils cumulaient tous plus de 30 ans d’ancienneté chez Bombardier. « C’est des gens qui étaient en mesure de reprendre le travail rapidement et qui pourront partager leur expérience et effectuer un transfert de connaissances auprès de notre relève de soudeurs. En plus, ce sont des gens qui sont demeurés très attachés à Bombardier et qui sont très fiers de tout ce qui est réalisé ici. Ils sont très heureux d’être de retour et nous sommes chanceux de pouvoir compter sur eux », d’ajouter M. Pelletier.

Relève en formation

Néanmoins, Bombardier demeure consciente qu’une relève est plus que jamais nécessaire, notamment dans le domaine de la soudure. Récemment, l’entreprise a développé, en collaboration avec le Pavillon-de-l’Avenir, un programme à l’interne qui vise à former des soudeurs parmi ses employés actuels. Une quinzaine d’entre eux occupant d’autres postes au sein de l’usine suivent actuellement cette formation de 700 heures. Ces employés partagent leur temps entre l’usine et l’école à raison de 20 h par semaine à chacun des endroits. Ils doivent compléter leur formation avec un stage en soudure directement chez Bombardier. « On comprend que le travail chez nous peut être de nature cyclique et contractuelle. Mais s’il y a une vague de mise à pied, ces soudeurs deviennent intéressants pour d’autres entreprises qui peuvent aussi avoir des besoins temporaires comme nous, le temps qu’ils soient rappelés chez Bombardier », d’indiquer le directeur des ressources humaines.

Yvan Pelletier concluait en mentionnant qu’une autre cohorte d’une quinzaine de soudeurs devait être formée à l’automne.