Le Bas-Saint-Laurent récupère pour donner à manger

Le Bas-Saint-Laurent récupère pour donner à manger

Les différents acteurs impliqués dans le projet.

Crédit photo : Courtoisie

Moisson Kamouraska, Moisson Mitis, Moisson Rimouski-Neigette et Moisson Vallée Matapédia annoncent le déploiement du Programme de récupération en supermarchés (PRS), dans la région du Bas-Saint-Laurent permettant ainsi d’étendre cette solution unique et durable aux problèmes de gaspillage et de précarité alimentaire sur tout le territoire.

Alors qu’il y a près de 50 000 demandes mensuelles d’aide alimentaire dans la région et que les dons en denrées manquent, les Moisson doivent innover pour répondre aux besoins de sécurité alimentaire. Premier programme du genre au Canada, le PRS est né d’un projet-pilote testé en collaboration avec des détaillants en alimentation. Il permet également la récupération de viande en supermarchés, pour être redonnée aux personnes qui en ont besoin, une opération qui était réalisée à plus petite échelle dans la région auparavant.

Le Programme de récupération en supermarchés permet une situation gagnant-gagnant en éliminant les pertes en supermarchés pour les denrées encore comestibles afin de donner à manger à des familles en situation de pauvreté. Ce programme est réalisable en partie grâce à la collaboration des bannières Provigo, Maxi, Métro, Super C et IGA.

«Sur les 6 MRC (Montmagny, L’Islet, Kamouraska, Rivière-du-Loup, Témiscouata et les Basques) qu’elle dessert, Moisson Kamouraska est au cœur de bon nombre d’initiatives entourant le développement de la sécurité alimentaire et le développement des communautés. Le nombre de demandes d’aide alimentaire est de plus en plus grandissant avec une augmentation de 208 personnes au dépannage en 2016. Par mois, nous effectuons 1477 dépannages alimentaires et distribuons 20 812 portions de repas. La participation au Programme de récupération en supermarchés (PRS) nous donne l’opportunité  d’augmenter les arrivages de nourriture, les quantités, leur variété et leur valeur nutritive.  Pour bien répondre aux besoins de nos 26 organismes et implanter  le projet PRS tout en nous assurant de sa pérennité, nous avons besoin de ressources pour gérer les arrivages, le tri et la distribution. Nous avons également besoin d’agrandir les espaces d’entreposage et d’une chambre de congélation. Pour ce faire, nous devons acquérir une bâtisse, car nos installations actuelles ne suffisent plus,» a indiqué Mireille Lizotte, directrice générale, Moisson Kamouraska.