Le Kamouraska partenaire dans la tenue d’un sommet sur le mycotourisme

Le Kamouraska partenaire dans la tenue d’un sommet sur le mycotourisme

De gauche à droite : François de Grandpré, Yvon Soucy, Pascale Dumont-Bédard (directrice générale Promotion Kamouraska [Tourisme Kamouraska]) et Patrick Lupien. Absent sur la photo : Louis Lefebvre (Adapterre) et Luc Godin (Bioterra).

Crédit photo : Courtoisie

En compagnie de cinq autres partenaires, Tourisme Kamouraska participe actuellement à l’organisation d’un futur sommet sur le mycotourisme au Québec. L’événement doit avoir lieu à Trois-Rivières à la fin février.

Cette concertation avec la Filière mycologique de la Mauricie, Adapterre, Bioterra, l’Association pour la commercialisation des produits forestiers non ligneux (ACPFNL) et l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) n’est pourtant pas nouvelle. L’automne dernier, ces différents partenaires liés à l’industrie mycologique québécoise s’étaient rendu en Espagne pour une mission commerciale visant à découvrir différents produits, services, entreprises ou procédés liés ce secteur d’activité en pleine ébullition dans cette région du monde. « L’idée est partie de là. On voulait une activité qui lie l’ensemble des régions du Québec autour du mycotourisme », d’indiquer d’entrée de jeu Patrick Lupien, coordinateur de la Filière mycologique de la Mauricie.

Ainsi, un premier sommet aura lieu le 28 février prochain à l’Atrium de l’UQTR. Plus de 120 organisations évoluant dans le milieu mycotouristique ont été conviées pour prendre part à différentes conférences et ateliers portant sur trois thèmes précis : le mycotourisme au Québec et à l’étranger, la sécurité du public et la structuration du mycotourisme au Québec. « C’est un secteur d’activité touristique encore nouveau pour nous au Québec qui prendra différentes formes de développement dans les prochaines années. On ne veut pas juste communiquer de l’information, mais en amasser également auprès des différents participants et émettre une forme de mémoire ou d’article à la toute fin du sommet », d’ajouter François de Grandpré, du Département d’étude en loisir, culture et tourisme de l’UQTR.

Priorité kamouraskoise

Pour le préfet de la MRC de Kamouraska, Yvon Soucy, ce sommet sera une belle opportunité pour faire connaître aux participants l’évolution de la filière mycologique kamouraskoise, toujours en développement. En même temps, les partenaires du territoire qui prendront part à l’événement pourront aussi s’y nourrir d’idées afin d’élever la filière à un autre niveau. « Quand on regarde ça pièce par pièce, les assises de notre filière sont quand même bien établies. On fait de la recherche, on a des cueilleurs, un festival, un atelier de conditionnement. Maintenant, on est rendu au stade de coordonner tout ça pour mieux structurer la filière », expliquait-il.

En ce sens, il rappelait que le mycotourisme était une priorité de développement identifiée par la MRC pour les prochaines années. Un projet a même été déposé au MAPAQ afin d’obtenir des sommes d’argent qui permettraient l’embauche d’une ressource qui serait en mesure de bien coordonner la filière mycologique kamouraskoise. « On a plusieurs intervenants qui font des actions, mais pas de permanence qui permet une bonne coordination de l’ensemble de la filière. Notre projet, s’il est accepté par le MAPAQ, c’est ce à quoi nous voulons remédier en faisant preuve de leadership à ce niveau sur le territoire du Kamouraska », de conclure Yvon Soucy.