Forte hausse des demandes d’aide alimentaire chez Moisson Kamouraska

Forte hausse des demandes d’aide alimentaire chez Moisson Kamouraska

Moisson Kamouraska a connu une augmentation de 51 % de ses demandes d’aide alimentaire d’urgence.

Crédit photo : Maxime Paradis

À l’image de ce qui a été constaté à l’échelle du Réseau des banques alimentaires du Québec, Moisson Kamouraska a enregistré une hausse importante de son nombre de demandes d’aide alimentaire d’urgence en 2018. En un an, elles ont carrément bondi de 51 %.

Selon la directrice générale de l’organisme, Mireille Lizotte, cette hausse serait attribuable principalement au fait que des gens travaillant au salaire minimum se retrouvent confrontés à venir demander de l’aide alimentaire. Autrement, 43 % des personnes qui ont recours aux services de Moisson Kamouraska, dans les six MRC où l’organisme est présent (Montmagny, L’Islet, Kamouraska, Rivière-du-Loup, Témiscouata, Les Basques) bénéficient de l’aide sociale. « Les gens ont de plus en plus de difficulté à se nourrir. Les fruits, les légumes, la viande, tout ce qu’on retrouve dans le panier d’épicerie a fortement augmenté ces dernières années. Les gens les plus vulnérables se retrouvent donc dans une situation encore plus précaire », d’indiquer Mireille Lizotte.

Dans la dernière année, Moisson Kamouraska a répondu à 2577 demandes d’aide alimentaire d’urgence. Mensuellement, l’organisme vient en aide à 4843 personnes de différentes façons, soit 3353 personnes de plus qu’en 2017. Selon Mireille Lizotte, le nouveau service de soupe populaire mis en place l’automne dernier par son organisme est un bon indicateur comme quoi les besoins alimentaires sont de plus importants auprès des gens à faibles revenus de la région. « Dès qu’on a mis le service en place, on avait déjà une bonne affluence. En peu de temps, on est devenu un incontournable. Un mardi, on a même accueilli plus d’une cinquantaine de personnes de tous âges. Ça fait la démonstration que les besoins touchent actuellement toutes les tranches de la société », de conclure Mireille Lizotte.