Une escouade pour les gens en crise 24 heures sur 24

Une escouade pour les gens en crise 24 heures sur 24

Crédit photo : Courtoisie

À l’image du système des pompiers volontaires, la région a maintenant une escouade de professionnels pour intervenir auprès des gens en crise, 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

Cela fait deux ans que le Centre de prévention du suicide, le CISSS et La Bouffée d’Air du KRTB tentent de mettre en place une équipe d’intervention mobile de crise disponible en tout temps.

Dans quatre MRC sur huit (Basques, Témiscouata, Matane, Matapédia), les interventions téléphoniques dont les crises ne se dénouaient pas se terminaient souvent par l’intervention de policiers ou en référence à l’hôpital. Dans les quatre autres MRC, dont Kamouraska, le service existait ailleurs grâce aux centres en place.

« Il existait à géométrie très variable, ce n’était pas les mêmes approches, les mêmes façons de garder, d’interpeller, c’était chaque secteur adapté pour répondre à la demande. Et quatre secteurs n’avaient pas ce service-là », a dit Hélène Chabot, de la Bouffée d’Air du KRTB.

La création le 1er octobre dernier de l’Escouade 24.7 permet de déployer de l’aide à la grandeur du territoire. L’idée est d’avoir trois personnes de garde en place, 1 semaine sur 3, pour chaque MRC. Ces personnes peuvent être un ambulancier à la retraite, un travailleur de rue, un travailleur social, bref une personne qui a un profil de relation d’aide et qui a reçu les formations appropriées. De la formation continue sera aussi donnée.

Cette équipe sera appelée en renfort lorsqu’une intervention téléphonique est impossible ou qu’elle ne suffit pas à désamorcer la crise. La personne recevra ainsi de l’aide en face à face. Ceci permettra d’éviter un déplacement vers une urgence, ultimement.

Les professionnels de garde seront payés à forfait pour la semaine de garde, puis à l’heure lors des interventions et pour ses frais de déplacement. Idéalement si c’est nécessaire, la personne sera accompagnée d’un policier.

L’équipe estime qu’elle pourrait intervenir 200 fois durant une année dans toute la région du Bas-Saint-Laurent.