Bon départ pour le Chemin de Saint-Rémi

Bon départ pour le Chemin de Saint-Rémi

Le Chemin de Saint-Rémi a accueilli 250 marcheurs pour sa première année d’opération.

Crédit photo : Photo tirée du Facebook du Chemin de Saint-Rémi.

Les promoteurs du Chemin de Saint-Rémi, Louise Bourgeois et Stéphane Pinel, se réjouissent de l’achalandage rencontré au cours de l’été et des retombées économiques directes obtenues dans les différentes communautés traversées. Après cinq mois d’opération cette année, ils regardent maintenant pour ouvrir le chemin à l’année, dès l’an prochain.

Le Chemin de Saint-Rémi a ouvert aux marcheurs le 21 mai dernier. Depuis, 250 l’ont emprunté durant une dizaine de jours. «Au départ, on visait 200 marcheurs pour cette année et on a dépassé cet objectif. L’an prochain, on aimerait doubler le nombre de cette année», de confier Stéphane Pinel.

Les marcheurs provenaient de partout au Québec, mais majoritairement de Québec et Montréal. Deux Français ont également marché sur le chemin durant 16 jours et ont promis de revenir l’an prochain le compléter. «On est content d’avoir accueilli nos premiers Européens. On n’avait pas fait de publicité là-bas et ce couple est tombé sur notre site par hasard», d’expliquer le promoteur.

D’une longueur de 800 km de Saint-Adrien, en Estrie, à Sainte-Florence en Matapédia, seulement 12 personnes auront marché le Chemin de Saint-Rémi sur sa pleine longueur cette année. Si la majorité d’entre eux sont partis de Saint-Adrien, 30 ont débuté leur périple à Saint-Gabriel-Lalemant, au Kamouraska.

Retombées

Sur le plan économique, Stéphane Pinel estime les retombées financières à 150 000 $ pour les hébergeurs seulement. Dans L’Islet, elles sont évaluées à 9500 $ et 14 500 $ pour le Kamouraska. «Ça ne comprend pas les achats que les marcheurs peuvent faire en chemin, comme dans les dépanneurs et les épiceries par exemple», d’indiquer Stéphane Pinel.

Malgré tout, les promoteurs ont bien l’intention d’apporter quelques ajustements pour l’an prochain afin de mieux répondre aux demandes des marcheurs. «98 % des gens qui ont marché le chemin ont mentionné qu’ils vont revenir le compléter et plusieurs parmi eux trouvaient les distances parfois trop petites entre les villages. 10 ou 12 km par jour, ce n’est pas assez pour certains. C’est pourquoi on va revoir certains éléments pour bonifier l’expérience du Chemin de Saint-Rémi», expliquait-il.

Dans ce même ordre d’idée, les promoteurs ont bien l’intention d’ouvrir le Chemin de Saint-Rémi à l’année, dès l’an prochain. Toutefois, la saison hivernale sera réservée aux marcheurs qui ont déjà fait le chemin en été. «La sécurité des marcheurs, c’est notre plus grande préoccupation», d’ajouter Stéphane Pinel.

Pas Compostelle

De sa conception à son plein déploiement, le Chemin de Saint-Rémi n’a cessé d’être comparé aux Chemins de Compostelle, dont le trajet le plus populaire traverse le nord de l’Espagne. Unanimement, selon les commentaires récoltés auprès des marcheurs ayant emprunté les deux chemins, l’expérience, le fonctionnement et l’environnement du Chemin de Saint-Rémi diffèrerait totalement. «La qualité des rencontres, la qualité des paysages, prendre du temps pour soi et se ressourcer, c’est ce qu’on voulait qui ressorte. Autant les marcheurs que les hébergeurs sont satisfaits et nous ça rejoint les objectifs qu’on s’était fixés», de conclure Stéphane Pinel.