Côte-du-Sud veut être partie intégrante du Projet Saint-Laurent

Côte-du-Sud veut être partie intégrante du Projet Saint-Laurent

De gauche à droite : Yves Lebel, Marie-Eve Proulx et Charles-Alexandre Paré, vice-président directeur général chez Rousseau Métal.

Crédit photo : Maxime Paradis

Les entrepreneurs membres du Fonds d’investissements Côte-du-Sud ne veulent pas manquer le bateau du Projet Saint-Laurent. En attendant de futures annonces gouvernementales en lien avec ce projet, ils ont déposé un mémoire sur le sujet à la députée de Côte-du-Sud et ministre déléguée au développement économique régional Marie-Eve Proulx.

Évoqué pour la première fois en 2013 dans le livre « Cap sur un Québec gagnant » du premier ministre François Legault, le Projet Saint-Laurent se résumait à l’époque en un meilleur maillage entre le développement économique, la recherche, l’éducation et la qualité de vie des travailleurs et des résidants. Son projet devait se déployer à l’intérieur de « zones d’innovation » situées principalement dans l’axe Montréal-Sherbrooke-Québec, de résumer L’actualité.

Maintenant au pouvoir, la Coalition avenir Québec a bien l’intention de mettre en œuvre ce projet dont les grandes orientations se font attendre. Pour Yves Lebel, président du Fonds d’investissement Côte-du-Sud, il n’est pas question que les MRC de Montmagny, L’Islet, Kamouraska et Rivière-du-Loup ne saisissent pas les opportunités qui en découleront. « On a pondu un mémoire dans lequel on dresse un portrait détaillé des différents atouts de notre territoire en matière d’emplois, de développement économique et de qualité de vie », résume-t-il.

Parmi les différents constats, on parle d’une population avoisinant les 100 000 personnes et des milliers d’emplois générés sur le territoire et à l’étranger par des entreprises du secteur industriel aux chiffres d’affaires combinés qui approchent les 4 MM $. Des conclusions qui enthousiasment Marie-Eve Proulx, également ministre responsable des régions de Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent, qui salue au passage l’initiative de ces entrepreneurs privés qui ont investi bénévolement de leur temps pour la composition de ce mémoire. « Il n’y a eu aucune mobilisation politique régionale encore en faveur du Projet Saint-Laurent. À l’échelle du Québec, les régions qui se sont positionnées en ce sens sont surtout celles qui avaient été nommées par le premier ministre dans son livre », précise-t-elle.

Comité de travail

Si aucune annonce en lien avec le Projet Saint-Laurent n’est prévue à court terme, Marie-Eve Proulx confirme que le gouvernement y travaille. « Ce que je reçois par le dépôt de ce mémoire, c’est que la région prend position en faveur d’un futur projet et qu’elle désire être considérée », a-t-elle déclaré.

De leur côté, les entrepreneurs du Fonds d’investissement Côte-du-Sud songent à mettre sur pied un comité de travail qui pourrait servir de courroies de transmission et faciliter les communications. « Nous sommes quand même quatre MRC qui ont toutes à gagner à se positionner autour d’une idée commune afin d’améliorer la perception positive qu’elles dégagent en matière de dynamisme économique et de qualité de vie. Un peu comme la région de la Beauce inspire aux gens quand on évoque son nom », de conclure Yves Lebel.