Éditorial : Côte-du-Sud sera en voiture

Éditorial : Côte-du-Sud sera en voiture

Dans le sens des aiguilles d'une montre, à partir d'en haut à gauche : Simon Laboissonnière (PLQ), Guillaume Dufour (QS), Marie-Ève Proulx (CAQ) et Michel Forget (PQ).

Crédit photo : Courtoisies

Peu importe quel candidat ou quelle candidate sera élu(e) à l’élection du 1er octobre 2018 dans la circonscription de Côte-du-Sud, la région sera en voiture.

Sans diminuer la qualité des candidats des précédentes élections, force est de constater que la connaissance des dossiers, la facilité de communication, l’apparente sincérité et le désir de représenter la circonscription unissent les quatre principaux candidats à l’élection. Le comté a droit à une lutte à quatre individus de qualité.

Tous semblent animer du désir de vouloir représenter la région, même si c’est peine perdue pour certains d’entre eux. Questionnés pendant une heure sur des enjeux précis, tous sans exception avaient une grande connaissance des dossiers et parfois des engagements concrets à proposer.

Ce qui rend la tâche difficile pour les indécis.

Guillaume Dufour de Québec solidaire connaît la plate-forme de son parti. Il a réussi à la régionaliser. Son discours est cohérent et accessible.

Michel Forget du Parti québécois a l’expérience et les convictions. Il est passé à l’action dans le cadre de son travail pour contrer la pénurie de main-d’œuvre, ce qui le rend crédible dans ses propositions, puisque c’est l’enjeu de la campagne.

Simon Laboissonnière du Parti libéral de Québec a une connaissance du fonctionnement politique qui ne s’achète pas, de par son passé d’attaché de presse. On ne sent pas que ses adversaires ont des années de plus que lui.

Marie-Eve Proulx de la Coalition avenir Québec semble s’être présentée pour les bonnes raisons et a une facilité à vulgariser les enjeux qui amène la confiance.

Tous se présentent comme de futurs députés qui sauront défendre leur région. Évidemment, nous sommes en campagne électorale et l’électorat doit être courtisé, mais reste que leur grande connaissance des enjeux de la région ne s’invente pas.

L’influence du parti

Quand les quatre candidats ressortent du lot de cette façon, cela rend la tâche plus ardue pour les indécis, qui sont très nombreux cette année.

Le travail du parti au national pourrait venir trancher la décision pour plusieurs, ce sur quoi les candidats n’ont aucun contrôle. Le dernier droit de la campagne commence tout juste. Les candidats auront arpenté du mieux qu’ils ont pu le grand comté de Côte-du-Sud, du fleuve aux terres, de la ville de Montmagny au petit village de Saint-Alexandre. Un comté de grandes disparités avec des enjeux parfois différents, parfois similaires, mais auxquels les candidats ont du s’adapter.

Sans passer à l’histoire, la campagne propre et durant laquelle on parle des vraies affaires laissera sans doute des traces positives.