Des centaines d’étudiants marchent pour le climat

Des centaines d’étudiants marchent pour le climat

Les organisateurs de la marche sur la ligne de front, au carrefour de la 6e Avenue et de la 1re Rue.

Crédit photo : Maxime Paradis

Ils étaient principalement des étudiants, mais également des travailleurs. Au nombre d’environ 250, ils se sont donné rendez-vous à La Pocatière durant l’heure du lunch afin de rappeler aux gouvernements leurs engagements en matière d’environnement.

Organisée par le CÉTACE (comité en développement durable du Cégep de La Pocatière), cette manifestation qui s’inscrivait dans le cadre d’un mouvement planétaire a pris les allures d’une marche d’une trentaine de minutes en plein cœur du centre-ville de La Pocatière. Dans l’Est-du-Québec, ils seraient près de 9000 étudiants à s’être mobilisés pour la cause de diverses façons.

À La Pocatière, la marche a emprunté la 4eAvenue et la 6eAvenue. Au préalable, la manifestation avait reçu l’assentiment de la Ville et du ministère des Transports pour le passage sur la route 230 (6eAvenue). Le tout était encadré par le Service intermunicipal de sécurité incendie de La Pocatière et les policiers de la Sûreté du Québec. « C’est très agréable de constater que tout le monde manifeste pacifiquement. Je suis très fière de l’organisation qui a été réalisée par nos étudiants. C’est aussi ça le rôle d’un Cégep, contribuer à former des citoyens responsables », de déclarer la directrice générale du Cégep, Marie-Claude Deschênes, participante à la marche.

Ambiance festive

Au son de tamtams endiablés, les organisateurs de la marche, munis d’un porte-voix, ont scandé divers slogans autour de la cause environnementale afin de galvaniser les troupes. Sur leur parcours, les marcheurs ont même reçu l’appui de certains commerçants de la 4eAvenue sortis les encourager dans leur mobilisation.

Avant leur départ, une étudiante de bioécologie, Gabrielle Boucher, s’était également chargée de bien mobiliser la foule en faisant une analogie entre l’inaction des gouvernements en matière environnementale et la procrastination des tâches ménagères. « Depuis trop longtemps, Justin Trudeau ne tient pas ses engagements en lien avec les accords sur le climat. Au niveau provincial, M. Legault ne semble pas vouloir appliquer de vraies actions concrètes. C’est comme si les gouvernements géraient l’environnement de la même façon qu’on évite de faire le lavage. Le panier est plein depuis un bout et les dirigeants se disent : “Ouin, il faudrait bien qu’on fasse une brassée!” Mais au lieu de faire une grosse corvée de lavage, ils préfèrent laver que les plus gros morceaux et laisser les autres dans le fond du panier comme si tout était propre. Sauf que tout n’est pas propre. Aujourd’hui, c’est ce que nous voulons dire aux gouvernements. L’urgence climatique, c’est maintenant », a-t-elle déclaré.

Grève générale

Contrairement au Cégep de La Pocatière où la tenue d’une grève générale en cette journée du 15 mars a échoué au vote, les étudiants de l’ITA Campus de La Pocatière avaient, de leur côté, voté en faveur d’une telle initiative par référendum. Ainsi, une journée spéciale d’activités et de discussions a été tenue dans le but d’élaborer des pistes de solutions concrètes aux problématiques environnementales.

Outre la marche pour le climat à laquelle quelques étudiants du Campus ont participé, deux ateliers-conférences ont été proposés dans la journée, dont un portant sur la captation carbone et l’agroforesterie donné par Simon Côté d’Arbre-évolution et un second sur le comment passer de la parole aux actes en matière d’écocitoyenneté par Mikaël Rioux, écologiste et fondateur de l’Échofête. La journée s’est conclue par la rédaction d’un mémoire.