Bientôt une désignation officielle pour les paysages de Rivière-Ouelle

Bientôt une désignation officielle pour les paysages de Rivière-Ouelle

La Pointe-aux-Orignaux à Rivière-Ouelle.

Crédit photo : Nicolas Gagnon

La Pointe-aux-Originaux et la Pointe-aux-Iroquois à Rivière-Ouelle sont en voie de devenir les premiers sites au Québec à recevoir la désignation de paysages culturels patrimoniaux. D’ici là, encore quelques étapes doivent être franchies dans le dossier, dont un sondage et une consultation publique en mai prochain.

Cette démarche entamée en 2015 par Rivière-Ouelle fait suite au travail d’identification et d’appropriation des paysages du Kamouraska réalisé par Ruralys il y a quelques années. Suite à cet inventaire, Rivière-Ouelle avait choisi de poursuivre le travail de concert avec Ruralys pour obtenir une désignation de paysage culturel patrimonial pour la Pointe-aux-Orignaux (secteur près du quai) et la Pointe-aux-Iroquois (secteur chemin de la Cinquième Grève ouest). « On a fait une caractérisation des deux secteurs et on l’a soumise au ministère de la Culture qui a approuvé la candidature de Rivière-Ouelle », de résumer Dominique Lalande, directrice générale de Ruralys.

Depuis, l’organisation travaille de concert avec la Municipalité pour élaborer le plan de conservation qui doit être soumis au ministère. Une partie de la démarche consiste à consulter la population par le biais d’un sondage en ligne qui doit être dévoilé sous peu. Une consultation publique doit ensuite suivre en mai prochain. « On propose certaines mesures de protection et de mise en valeur de ces deux secteurs qu’on va intégrer dans un plan d’action déployé sur cinq ans. On veut savoir si les gens sont favorables ou non avec ces mesures », d’indiquer Andrée-Anne Patry, agente de développement à Rivière-Ouelle.

Si ces mesures sont adoptées, elles ne seraient pas très contraignantes pour les gens qui habitent ces secteurs, ajoute-t-elle. « On travaille pour éviter que ce soit trop restrictif, mais il faut quand même se doter d’outils pour favoriser la protection et la mise en valeur de ces deux secteurs. On a identifié certaines lacunes dans quelques règlements municipaux déjà en vigueur. Ils devront être ajustés, mais très peu devraient être ajoutés ou complètement révisés », de préciser l’agente de développement.

Première Québécoise

Rivière-Ouelle a pour objectif de déposer son plan de conservation cet été au ministère de la Culture. S’il est accepté, la Municipalité deviendra la première au Québec à obtenir la désignation de paysage culturel patrimonial par décret gouvernemental. Non seulement pour Rivière-Ouelle, mais également pour Ruralys, il s’agirait là d’une belle réussite, de mentionner Dominique Lalande. « D’autres municipalités au Québec ont déposé des dossiers qui n’ont pas nécessairement été acceptés. Le vouloir est une chose, mais l’expertise pour mener une démarche à terme en est une autre. Nous, c’est ce que nous avons apporté à Rivière-Ouelle dans ce dossier », de déclarer Dominique Lalande.

Bref, elle espère donc que l’expertise de Ruralys développée dans le cadre de la démarche de Rivière-Ouelle soit sollicitée par d’autres municipalités dans le futur. « Seulement dans les municipalités du littoral kamouraskois, il y a du potentiel à plusieurs endroits pour aller chercher ce type de désignation. Ça pourrait être intéressant d’en voir quelques-unes se regrouper pour mener une démarche similaire. Ça viendra peut-être », conclut-elle.