Biennale de sculpture : Quand deux artistes « Faits du même bois » se rencontrent

Biennale de sculpture : Quand deux artistes « Faits du même bois » se rencontrent

Thomas et Benoi en compagnie de Johannes Bierling, co-commissaire de la Biennale.

Crédit photo : Maxime Paradis

Depuis 2014, la Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli jumèle des artistes sculpteurs de chez nous et d’ailleurs dans le monde pour la création d’une œuvre conjointe. Cette année, sept tandems composés d’artistes provenant d’Oberammergau en Allemagne et de Saint-Jean-Port-Joli ont été composés. Parmi eux, Thomas Hildenbrand et Benoi Deschênes qui, malgré les années qui les séparent, semblent réellement « Faits du même bois. »

Il y a de ces jumelages qui sont tout à fait naturel. C’est le cas des village d’Oberammergau en Allemagne et de Saint-Jean-Port-Joli qui possèdent tous deux une longue tradition en sculpture sur bois, mais aussi de Thomas Hildenbrand et Benoi Deschênes. L’un se distingue chez lui, en Allemagne, où ses œuvres d’inspiration religieuse sont exposées dans plusieurs galeries du pays. L’autre est un des sculpteurs les plus connus de Saint-Jean-Port-Joli qui a travaillé le bois à des fins religieuses plus d’une fois au cours de sa longue carrière.

Mais là ne s’arrête pas le jeu des comparaisons. Tous les deux aiment travailler selon un horaire précis et rigoureux et ils ont tous les deux hésiter avant de participer à la Biennale. Dans le cas de Thomas, comme le travail ne manque pas en Allemagne, il n’était pas question de venir faire du tourisme au Canada. Il a accepté à cause du défi que représente la Biennale et parce qu’il allait… travailler. Même chose pour Benoi qui ne croyait pas avoir le temps de participer. « Le jumelage avec Thomas m’a convaincu. On a un bagage similaire. C’est comme si je travaillais avec mon fils dans l’atelier », déclarait-il.

Au-delà des ressemblances de personnalités ou de parcours, Thomas et Benoi semblent aussi faits pour s’entendre. Dès leur rencontre, le 8 juillet dernier, ils se sont mis d’accord sur la façon dont ils livreraient leur œuvre. Contrairement à la tradition qui veut que les deux artistes pondent une sculpture conjointe, Thomas et Benoi créeront chacun de leur côté les pièces qui constitueront l’œuvre finale. Thomas a prévu réaliser le christ sur la croix et un agneau, ce qu’il fait rarement, tandis que Benoi doit sculpter une statue de Notre-Dame-des-Érables. « Nous avons pris cette décision pour bien mettre en valeur le travail de chacun. De cette façon, les gens pourront bien remarquer les différences », de préciser Benoi Deschênes.

Le résultat final pourra être observé du 26 au 29 juillet prochains lors de l’édition 2018 de la Biennale de Sculpture de Saint-Jean-Port-Joli.