Adieu monsieur le professeur…

Adieu monsieur le professeur…

Crédit photo : Courtoisie

Souvent, à la fin de l’année scolaire, on entend des jeunes exprimer leur reconnaissance à leur enseignant (e) en lui chantant : » adieu, monsieur ou madame… » Aujourd’hui, c’est plus que la fin d’une année scolaire, c’est la fin de la vie d’un personnage exceptionnel dont je veux parler, un enseignant que j’ai côtoyé pendant des années et qui fut l’exemple même du bon prof, M. Bernard comme le nommaient ses élèves.

Je me fais le porte-parole de consœurs, de confrères et surtout de centaines de jeunes et leurs parents en exprimant ainsi mon admiration et mon attachement à ce pédagogue émérite. Il faut dire que je lui avais souvent exprimé ma reconnaissance et que sa grande humilité le faisait rougir.

Bernard Rossignol n’était rien de moins qu’un excellent prof, celui qui savait motiver ses élèves, celui qui, dans l’équipe-école, était un levain qui faisait lever la pâte et aidait à la réussite de la mission éducative à sa façon, un modèle efficace, bien que discret et réservé, un confrère en qui nous avions une confiance évidente, un vrai gars d’équipe. Plus que l’habile transmetteur de connaissances, Bernard fut l’éducateur, le guide, le modèle qui aidait les jeunes dans leur cheminement, leurs  apprentissages, leur réussite.

Je confesse avoir parfois demandé à Bernard de relever certains défis en lui confiant des jeunes dont le parcours scolaire était difficile et jamais, jamais il n’a refusé de s’investir auprès de ces élèves qui demandaient plus d’encadrement. Il était accueillant, souriant, à l’écoute, équitable, compétent, dévoué etc. Bref, il aimait son travail, il aimait ses élèves, qualité essentielle du bon prof; loin de se décourager devant la tâche, Bernard trouvait le moyen d’en faire toujours plus que nécessaire et sa principale récompense c’était de voir ses élèves grandir, s’épanouir, être constants dans l’effort et le dépassement d’eux-mêmes.

Avant de valoriser les notes, cet enseignant valorisait l’effort et c’est ainsi que ses élèves progressaient en développant leur confiance et leur persévérance. Conservons en nos cœurs le souvenir de ce grand pédagogue, cet éducateur authentique qui a su, année après année, accompagner des jeunes dans leur formation.

À Nicole sa chère épouse, à ses enfants Cathie, Olivier et Cristel, nos sincères condoléances.

André Drapeau, Saint-Roch-des-Aulnaies