Une exposition sur la pêche à l’anguille au Musée de l’agriculture et de l’alimentation

Une exposition sur la pêche à l’anguille au Musée de l’agriculture et de l’alimentation

Mme Judith Douville du Musée de la mémoire vivante et M. Luc St-Amant du Musée québécois de l’agriculture et de l’alimentation.

Crédit photo : Maurice Gagnon

Le Musée québécois de l’agriculture et de l’alimentation de La Pocatière présente jusqu’au 10 octobre 2018 une exposition sur la pêche à l’anguille. Elle a été réalisée conjointement avec le Musée de la mémoire vivante de Saint-Jean-Port-Joli.

13Le contenu de l’exposition La pêche à l’anguille, un patrimoine identitaire repose sur une recherche menée par madame Judith Douville du Musée de la mémoire vivante.

Boudée par notre gastronomie, l’anguille a joué un rôle majeur dans la survie des premiers colons, raconte madame Douville. « Durant les premiers hivers, s’il n’y avait pas eu l’anguille, plusieurs Français seraient morts », dit-elle. Les premiers pêcheurs étaient essentiellement des agriculteurs.

La façon de pêcher est, ajoute Judith Douville, un métissage entre la façon de faire des Amérindiens et celle des arrivants. Elle était pêchée par les Premières Nations bien avant l’arrivée des Français.

Les pêcheurs d’anguille étaient présents dans plusieurs régions du Québec aux 19e et 20e siècles. On ne retrouve plus aujourd’hui que huit pêcheurs, tous dans la région du Kamouraska. Ils pratiquent cette activité traditionnelle depuis plusieurs générations, de la mi-septembre à la mi-octobre, lors de la migration des anguilles.

La pêche à l’anguille ne s’enseigne pas. Elle s’est transmise par la parole et les gestes au fil des siècles. L’exposition se veut donc une façon de nous faire connaître cette activité à travers divers panneaux et objets. Les deux musées soulignent la participation des pêcheurs de Rivière-Ouelle, Georges-Henri Lizotte et Simon Beaulieu qui ont fait part de leur savoir à madame Douville, commissaire de l’exposition, et qui ont prêté des objets.

Notons aussi la contribution du Laboratoire de muséologie et d’ingénierie de la culture (LAMIC) de l’Université Laval pour le prêt de matériel électronique.