La Fabrique de Saint-Eugène veut raconter l’histoire de son cimetière

La Fabrique de Saint-Eugène veut raconter l’histoire de son cimetière

Vue du cimetière de Saint-Eugène.

Crédit photo : Réjean Poitras

La Fabrique de Saint-Eugène a procédé à l’embauche d’un étudiant pour la saison estivale qui doit colliger de l’information sur l’histoire du cimetière. Ce projet s’inscrit dans la continuité des réaménagements effectués ces dernières années sur le site du cimetière de Saint-Eugène.

Président de la Fabrique de Saint-Eugène, Réjean Poitras espérait embaucher un étudiant via le programme d’emploi d’été du gouvernement fédéral depuis quatre ans. « Il y a beaucoup de personnes au sein de la paroisse qui ont des informations sur le cimetière. Il y a une dame qui a plus de 90 ans qui est une mine d’or d’informations. C’est important de prendre tout ça en note et de le conserver. C’est notre patrimoine », confiait-il.

Au fil du temps, M. Poitras a fait des recherches de son côté, mais le temps est venu de rassembler toute l’information. « L’étudiant employé par la Fabrique doit donc reconstituer l’histoire du cimetière à partir des recherches déjà réalisées et des témoignages qu’il récoltera », racontait-il.

Déjà, ils ont découvert que le cimetière a été déplacé. « Le premier était situé où est le stationnement actuel de l’église. En 1893, on a exhumé 500 corps qu’on a déplacés sur le site du cimetière actuel », de mentionner Réjean Poitras.

Il y a beaucoup de personnes au sein de la paroisse qui ont des informations sur le cimetière. Il y a une dame qui a plus de 90 ans qui est une mine d’or d’informations. C’est important de prendre tout ça en note et de le conserver. C’est notre patrimoine.

Raconter l’histoire

Pour le moment, la Fabrique ignore toujours ce qu’elle fera de l’information colligée. Panneaux d’interprétations, célébration particulière, visite guidée, tout est sur la table. Dans tous les cas, la Fabrique aura besoin de sous pour faire aboutir le projet. « On a quand même reçu des dons d’organismes et de citoyens. Jusqu’à 2000 $ dans certains cas. Et tous ces dons ont clairement été faits pour le cimetière », de préciser le président.

D’ailleurs, une partie de la somme a permis de faire des réaménagements au sein du cimetière pour rendre le lieu plus propre et accueillant. « Les gens ont apprécié et ils nous ont demandé de continuer », d’indiquer M. Poitras.

Un voyage de financement prévu sous peu dans Charlevoix doit permettre de sonder les gens sur les aménagements supplémentaires à réaliser, en lien avec le projet lié à l’histoire du cimetière.