La chasse au dindon sauvage : un défi incroyable

La chasse au dindon sauvage : un défi incroyable

C’est le 28 avril prochain que débutera la saison de chasse au dindon sauvage au Québec.

Crédit photo : Louis Turbide

C’est le 28 avril prochain que débutera la saison de chasse au dindon sauvage au Québec. Bien que sa présence soit encore timide dans notre région, plusieurs adeptes de Kamouraska/L’Islet n’hésitent pas à aller chasser le dindon hors de leur région.

Si vous êtes un amateur de chasse à l’orignal, vous tomberez en amour avec la chasse au dindon. En effet, car tout comme pour l’orignal, le dialogue entre le chasseur et le gibier est au rendez-vous. En fait, l’appel est la technique pour récolter un dindon et la réponse du mâle provoque une hausse d’adrénaline assurée.

La chasse est permise uniquement à partir d’une demi-heure avant le lever du soleil jusqu’à midi et seuls les oiseaux arborant une barbe peuvent être récoltés. Pour augmenter vos chances de succès, il est important de tenter de localiser les dindons la veille lorsqu’ils sont perchés pour la nuit. Pour y parvenir, il suffit d’utiliser un appeau à corneille ou tout autre appeau reproduisant un son strident pour inciter les mâles des environs à vous répondre. Une fois, cette information capitale obtenue, il suffit d’établir votre poste de guet à environ 100 mètres de cet endroit puisque les dindons demeurent sur le même perchoir toute la nuit, ils seront assurément à portée d’appel le lendemain matin. Il est très important d’arriver au moins une heure avant lever du soleil, question de s’installer correctement et surtout de ne pas être vu par l’oiseau convoité avant même de tenter de l’appeler.

La vision perçante du dindon sauvage est son arme la plus redoutable, car il peut percevoir le moindre mouvement suspect à plusieurs centaines de mètres. Lorsque cela se produit, l’instinct de survie surpasse celui de la reproduction et il s’enfuit. Il est donc très important de passer le plus inaperçu possible.

Personnellement, je préfère le chasser à partir d’une tente au sol, car nos mouvements peuvent être dissimulés plus facilement que lorsque nous sommes simplement adossés au pied d’un arbre. Pour convaincre l’oiseau d’avancer à portée de tir, la disposition d’au minimum un appelant de femelle jumelé à quelques appels bien placés fait le travail. Comme première expérience, il est recommandé d’utiliser un fusil de calibre 12, des cartouches numéro 4 à 6 et un étranglement très serré.

N’oubliez pas qu’il faut obligatoirement réussir le cours Biologie et chasse du dindon sauvage au Québec avant de pouvoir chasser ce superbe oiseau. Il est possible de suivre son cours en ligne au www.dindonsauvage.com. Pour comprendre l’effervescence qu’on peut vivre lors de cette chasse, je vous invite à visionner les deux scènes de chasse suivante.

Par Louis Turbide