Jean-François Lisée de passage à La Pocatière

Jean-François Lisée de passage à La Pocatière

Jean-François Lisée était de passage à La Pocatière le 25 juillet.

Crédit photo : Maxime Paradis

Le candidat à la chefferie du Parti québécois et député de Rosemont, Jean-François Lisée, a attiré des curieux et récolté des appuis lors de son plus récent passage à La Pocatière, le lundi 25 juillet dernier.

Ils étaient plus d’une trentaine à s’être déplacés au Café Azimut pour écouter les différentes propositions du candidat. Parmi eux, Michel Hudon et France Bordeleau, tous deux membres de l’exécutif du parti dans la circonscription de Côte-du-Sud, ont donné leur appui à M. Lisée.

Étaient aussi présents, deux anciens adversaires lors de l’élection partielle de 2010 dans le défunt comté de Kamouraska-Témiscouata, l’ex-député péquiste André Simard et l’ancien candidat adéquiste Gérald Beaulieu. « Je donne mon appui à Alexandre Cloutier, mais je voulais quand même entendre les propositions de M. Lisée », de déclarer André Simard. Dans le cas de Gérald Beaulieu, celui-ci a confié s’être déplacé par intérêt, sans parler d’appui au candidat Lisée.

Réinvestir en région

Critique envers les coupures réalisées par le gouvernement libéral, Jean-François Lisée fait une priorité de chasser Philippe Couillard du pouvoir en 2018, repoussant même l’échéancier référendaire à un deuxième mandat. « Le fait de ne pas proposer de référendum crée la possibilité d’aller chercher 36 ou 37 % des voix lors d’un scrutin, ce qui est faisable. »

Régionalement, il déplore notamment la disparition des CLD, créés à l’époque où il était conseiller politique de l’ex-premier ministre Lucien Bouchard. Il avance aussi le chiffre de 83 millions $ coupé dans le développement local depuis l’élection des Libéraux en 2014, somme qu’il se promet de réinvestir s’il est élu premier ministre. « Je veux aussi inscrire dans le mandat de la Caisse de dépôt et placement du Québec d’investir dans le développement économique régional », répondra-t-il, lorsque questionné sur ses intentions pour améliorer les investissements privés en région.

De plus, il s’engage à nommer des ministres régionaux issus des régions, reprochant aux Libéraux d’avoir délégué des députés issus de Montréal et Québec pour exercer cette tâche au sein du gouvernement actuel.

« Comme député de Rosemont, je verrais mal que Norbert Morin se retrouve ministre responsable de la région de Montréal », mentionnera-t-il, à titre comparatif.

La campagne

Deuxième dans les intentions de vote des militants avec 15 %, derrière le meneur Alexandre Cloutier qui récolte 37 % d’appuis, selon le plus récent sondage Léger Marketing réalisé pour le compte du Journal de Montréal et Le Devoir, Jean-François Lisée croit que la course à la chefferie actuelle captera davantage l’attention des gens à l’automne, lors des grands débats. « C’est l’été, c’est toujours plus difficile de mobiliser. Mais on est déjà très surpris de l’engouement lors des rassemblements. »

D’ici la fin de la campagne, Jean-François Lisée entend maintenir des propos modérés face à ses adversaires, à qui il reconnaît plusieurs qualités. « Que je sois élu ou non, je me rallierai et je me présenterai de nouveau comme député en 2018 », concluait-il.