Version du 19 juin 2013
Abonnez-vous gratuitement ?l'infolettre quotidienne
L’ISLET - Le 19 décembre 2010, Patrick Émond-Milliard, 19 ans de La Pocatière, meuleur chez Fonderie Poitras de L’Islet, perd la vie au travail lorsque la meule de la machine à meuler qu’il opère éclate. L’enquête de la CSST révèle, entre autres, qu’une vitesse de rotation excessive a provoqué l’éclatement de la meule. Le soir de l’accident, M. Émond-Milliard entreprend son travail au département de finition à une machine à meuler. Il mentionne à ses collègues qui travaillent aux machines à meuler adjacentes que sa meule s’arrête lors du meulage. Le contremaître constate le problème et invite le travailleur à utiliser une autre machine à meuler, ce qu’il fait. Après quelques instants, les travailleurs à proximité entendent une détonation, se retournent et aperçoivent M. Émond-Milliard au sol. Ils arrêtent les machines à meuler, vont chercher le contremaître et le secouriste, qui portent assistance à la victime. Les services ambulanciers transportent le travailleur à un centre hospitalier où son décès est constaté. Enquête L’enquête a permis à la CSST d’identifier trois causes pour expliquer cet accident. D’abord, une vitesse de rotation excessive a provoqué l’éclatement de la meule. Ensuite, le carter de la machine à meuler a fait en sorte que les éclats de la meule ont pu atteindre mortellement l’opérateur. Finalement, la gestion de la santé et de la sécurité du travail lors des activités de meulage était déficiente. À la suite de l’accident, une interdiction d’utiliser la machine à meuler impliquée dans l’accident de même que celles similaires, a été émise à l’employeur. Avant d’autoriser la reprise des travaux, la CSST a exigé, entre autres, la conformité des machines à meuler avec la norme ANSI B 7.1-2000, l’inspection des machines à meuler par une personne compétente et la formation et l’information des travailleurs visés. La CSST considère que l’employeur Fonderie Poitras Ltée a agi de façon à compromettre la santé et la sécurité des travailleurs. En conséquence, un constat d’infraction lui a été délivré. Pour ce type d’infraction, l’amende peut varier de 10 000 $ à 40 000 $ pour une première offense et de 20 000 $ à 100 000 $ dans le cas d’une récidive. Le rapport d’enquête est également disponible dans le site Web de la CSST
Vos commentaires sur cet article
0 commentaires / Ajouter un commentaire